Café du Brésil : production, origines et histoires

Le café du Brésil :
son histoire, sa culture et les différentes variétés qui y sont cultivées

La production de café au Brésil est un des points forts de l’économie du pays : 

 

  • Plusieurs millions d’hectares de plantations.
  • Le Brésil produit environ 30% de la totalité du café consommé dans le monde.
  • Premier pays producteur avec près de 55 millions de sacs à l’année (60 Kg/sac).
  • 2nd au rang des consommateurs mondiaux.
  • La production est composée d’environ 75% d’arabica et de près de 25% de robusta.

Au travers de ces quelques chiffres, il semble évident que les cafés brésiliens tiennent un rôle de la plus haute importance à l’échelle mondiale.

Implantée depuis le 18ème siècle, la culture du café brésilien s’est imposée au fil des siècles à l’échelle mondiale du fait du climat idéal et des surfaces immenses dédiées à la culture.

Barre de séparation maison du café

L’apparition des premières cultures de café au Brésil

Importé de la Guyane, le premier plant de café ayant été cultivé au Brésil a grandi près de Rio de Janeiro. C’est dans un monastère que la seule des trois plantes subtilisées en Guyane a été patiemment cultivée avant de permettre la culture à grande échelle.

Après des débuts difficiles durant les premières années, la production est devenue la manne principale du pays en moins d’un siècle. La culture sucrière étant sur le déclin, le café vint la remplacer.

La diversité des terroirs, les différentes altitudes à laquelle il était devenu possible d’implanter des cultures au prix d’aménagements colossaux ont ainsi permis de faire du café une des ressources les plus rentables du pays. C’est ainsi que la capitale, Rio de Janeiro est devenue l’un des plus grands ports caféiers du monde. C’est en 1920 que l’hégémonie du pays à l’échelle du commerce mondial du café a connu son point le plus haut : près de 80% du café consommé dans le monde provenait du Brésil !

L’implantation des cultures dans d’autres pays et l’apparition de maladies ont fait chuter cette mainmise, pour aujourd’hui ramener à près d’1/4 les parts de marché détenues par le Brésil à l’échelle mondiale.

Comment est répartie la culture du café sur le territoire brésilien ?

La répartition territoriale des plantations permet d’exploiter différents terroirs, répartis à différentes altitudes. Cette variété autorise aussi bien l’exploitation d’arabica que de robusta (entre 200 et 1300 m). Compte tenu de la taille des exploitations, la récolte y est faite mécaniquement (stripping).

Minas Gerais

C’est dans cet état que l’essentiel des exploitations sont concentrées. Avec plus d’un million d’hectares de parcelles cultivées, cette zone donne la majeure partie de la production préparée par voie sèche.


Bahia

La plupart du café lavé produit au Brésil provient de cette zone. On y cultive de l’arabica, connu aussi bien à travers le pays qu’à l’international pour sa qualité et la finesse de son arôme.


Espirito Santo

La plupart des plantations que l’on y trouve sont composées de robusta. C’est grâce à la faible altitude que l’implantation de robusta a été rendue possible. L’essentiel du café qui y est produit est destiné à la fabrication d’assemblages arabica/robusta.


São Paulo

Berceau historique de l’introduction du café dans le pays, les plants y sont cultivés sur les hauteurs de la région. Une route du café existe d’ailleurs dans cette zone : de nombreuses routes convergent vers le port de Santos d’où la production est expédiée à travers le monde entier.


Paraná

Dans l’état le plus au sud du pays, là encore plus d’un million d’hectares sont dédiés aux plantations de café. La zone particulièrement humide facilite l’entretien et la nutrition des plantations. Une infinité de petites cultures sont présentes sur ce territoire où se mêlent récolte mécanique et récolte manuelle, selon la nature du terrain et la taille de l’exploitation.


Rondônia

Compte tenu de la basse altitude à laquelle les cafés y sont cultivés, on trouve essentiellement du robusta.

Comment les cafés brésiliens sont-ils préparés ?

Selon la taille des exploitations et la région dans laquelle elles sont implantées, on retrouve toutes les techniques relatives à la préparation des grains après récolte.

Ainsi, aussi bien la « voie sèche », « humide » et « semi-humide » sont utilisées pour séparer la pulpe des cerises et les grains. Ceci explique aussi les disparités en matière d’arôme que l’on trouve sur l’ensemble du territoire brésilien.

De plus, compte tenu des différences qui existent entre les exploitations (tailles, configuration géologique, nature des variétés cultivés), il est compréhensible que l’on ait à faire à des cafés très différents, bien que parfois issus de mêmes souches.

Quelles sont les principales variétés de café cultivées au Brésil ?

Pour l’espèce arabica, on retrouve essentiellement les variétés suivantes :

  • Typica.
  • Bourbon.
  • Caturra.
  • Maragogype.

Ces arabicas sont appréciés pour leur finesse et leur diversité. Selon la variété et le terroir dans laquelle elle a été cultivée, de vraies variations seront notables. Pour qui apprécie l’arabica, une impressionnante palettes de possibilités s’offre aux amateurs.

Pour ce qui est de l’espèce robusta on retrouve essentiellement une variété :

  • Conillon.

Connue pour son arôme très marqué et ses notes de noisette, l’essentiel de sa production est destiné à la composition d’assemblages pour souligner le caractère des arabicas auxquels il est mélangé.

Conclusion

Après avoir dominé le monde en matière d’exportations, le café brésilien reste une référence pour les amateurs. Bien que la disparité du type d’exploitations suppose de grandes variations gustatives et qualitatives, les cafés brésiliens font partie des plus consommés au monde.

De plus, de nombreux petits producteurs se sont tournés vers la culture biologique, valorisant ainsi le fruit de leur travail. Le café bio brésilien est l’un des plus appréciés des amateurs.

S’il existe un produit à même de représenter le Brésil, c’est bien le café !

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